Scandalisé, le vétérinaire du parc "Clos Bijou" de Billom dans le Puy-de-Dôme n'a pu s'empêcher de dénoncer "un acte d'une sauvagerie inqualifiable". Lui qui suit le troupeau de dix individus depuis trois ans n'avait rien vu de pareil de toute sa carrière. Du côté de la population de la ville, la réaction est la même.
Le reste du troupeau a été épargné, sauf le doyen qui a eu l'oeil droit éclaté. Les mâles n'ont donc pas subi la barbarie du ou des bourreaux étant plus vifs et leurs bois plus impressionnants.
Le personnel municipal a déjà sa petite idée sur le modus operandi des agresseurs : "Ils étaient forcément plusieurs car le daim est un animal vif et farouche qui ne se laisse pas approcher facilement." Et le vétérinaire d'enchaîner : "Moi-même lorsque je dois intervenir pour une blessure et pratiquer une anesthésie, je ne pas y aller seul."
Au vu des corps gisant dans une mare de sang dans leur enclos, il a eu la nausée. Jamais il n'avait un tel défoulement "malsain et barbare". Des crânes éclatés et du sang coulant des oreilles, des yeux et du nez. L'état des corps indiquerait une mort dans la nuit de samedi à dimanche. Mais l'enquête, confiée aux gendarmes de la brigade territoriale de Billom, s'annonce difficile. Les tortionnaires auraient opéré dans le noir et dans un parc seulement proche de l'école fermée en pleines vacances de la Toussaint.
Seule certitude, ils ont défoncé la simple porte en bois de l'enclos avant de se défouler sur les quatre animaux. Le daim ne poussant pas de cri, selon le vétérinaire, les bourreaux ont accompli leur sordide tâche sans être inquiétés.
Article publié le : 13-11-08


